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20 août 2011 6 20 /08 /août /2011 09:21

 

La candidate à la primaire du PS a fait jeudi matin un petit crochet par la salle Ferrière, à l'invitation de la section socialiste de la ville, qui lui est acquise


Ségolène Royal à Saint-Laurent ! En terrain largement inconquis par le PS... Il fallait l'oser, il fallait le faire et il l'a fait :Marc Orsatti, le conseiller municipal d'opposition et conseiller régional, ségoléniste convaincu, est décidement un indéfectible optimiste.

Cette fois, en faisant faire à la candidate à la primaire du PS un détour par la salle Ferrière, hier matin, lui offrant un bouquet de roses, il a brûlé la politesse à ses camarades niçois. Il faut dire que ceux-ci se sont bien divisés entre les différents concurrents, alors que la section laurentine, comme il y a cinq ans et presque comme un seul homme - mais quel homme ! - a choisi de rester fidèle à « sa » Ségolène.

 

Du coup, l'ex-ségoléniste de la primaire de 2006 et nouveau hollandiste de celle de 2011, Patrick Allemand, s'est retrouvé hier gêné aux entournures : « J'ai tenu à être là, en souvenir des combats passés, a-t-il expliqué à la candidate. Tu as un Premier secrétaire fédéral qui est un ami, même si, cette fois, j'ai fait un choix différent... »Quelques huées à peine retenues dans la salle, et il réplique, piqué au vif : « Eh oui ! c'est comme ça... C'est le combat démocratique ! »

 

L'heure des comptes... bancaires

 

Ségolène Royal sourit. Pour elle, qui s'est employée à saluer personnellement chacun dans la salle, l'heure des comptes, c'est d'abord celle des comptes... bancaires. Ce qu'elle est venue dire aux militants, c'est qu'il faut « faire en sorte que ce ne soit pas les banques qui commandent, mais les banques qui obéissent ».

Au-delà de la formule, la candidate socialiste teste les arguments de son concept de « justice sociale ». Ceux dont elle sait d'avance qu'ils vont faire choc sur une opinion révulsée par la crise financière et économique. Ainsi surfe-t-elle sur « les comportements laxistes des puissants, comme Bernard Tapie qui se met des millions dans les poches », et sur l'effet de ces comportements sur les quartiers populaires.

 

Son langage se fait aussi plus proche de celui des petites gens. Ainsi, des « Cest juste pas possible, ça ! » ponctueront quelques-unes de ses remarques en réponse aux questions de syndicalistes de la CFDT, de l'UNSA, de la CFTC et de SGP-Police, réunis pour un débat express. Notamment sur la galère des retraités ou celle des jeunes diplômés sans emploi.

Trois quarts d'heure après son arrivée salle Ferrière, Ségolène Royal est sur le départ. Même entamée de longue date, sa campagne se fait au pas de charge, s'accélère... Parce que, même si « les sondages sont des bulles spéculatives » et que « ce qui compte, c'est ce qui va se passer dans les urnes », elle est en retard.

 

F.L.  Nice-Matin  
 

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